Rencontre Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais
Document d'accompagnement







1. Qu'est-ce qu'un logiciel libre?

L'expression « logiciel libre » fait référence à la liberté et non pas au prix. Pour comprendre le concept, vous devez penser à la « liberté d'expression », pas à « l'entrée libre ».

L'expression « Logiciel libre » fait référence à la liberté pour les utilisateurs d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre types de liberté pour l'utilisateur du logiciel:
Ces droits s'appliquent aussi bien au logiciel original qu'à ses versions modifiées.

Pour rendre libre un logiciel que vous avez créé, vous devez le diffuser accompagné de son code source et d'une licence libre. Il existe plusieurs licences libres qui garantissent plus ou moins les droits cités ci-dessus. La plus utilisée est la General Public Licence (GPL) ( http://france.fsfeurope.org/gpl/ ). Cette licence vous permet de protéger vos droits d'auteur et empêche tout autre personne ou organisme de s'approprier votre logiciel. En effet, elle interdit de réutiliser la moindre partie de votre logiciel pour l'intégrer dans un autre logiciel, sauf si ce dernier est aussi diffusé sous la même licence GPL. Pour plus de détails, lire Qu'est-ce qu'un Logiciel Libre ? ( http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html )sur le site de la Fondation pour le Logiciel Libre ( http://www.gnu.org/home.fr.html ).

Mais comment une entreprise peut-elle vivre en proposant des logiciels libres ? Tout simplement en vendant des compléments (notice, compilations sur CD-ROM) et du service, généralement de haut niveau (étude de systèmes basés sur les logiciels libres, développement, installation, formation, support téléphonique...). Un très bon exemple est donnée par Daniel Rodriguez Calafat dans son article « Pourquoi doit-on choisir la licence GPL ? »
( http://bulmalug.net/impresion.phtml?nIdNoticia=816 )
Pour plus d'informations, lisez « Tribune libre, Ténors de l'Informatique Libre » .
( http://www.editions-oreilly.fr/divers/tribune-libre/index.html )

« Logiciel libre » ne signifie pas « non commercial ». Un logiciel libre doit être disponible pour un usage commercial. Le développement commercial de logiciel libre n'est plus l'exception; de tels programmes sont des logiciels commerciaux libres.

Pour aller plus loin dans votre réflexion, les adresses suivantes sont riches en information:

2. Pourquoi le « logiciel libre en éducation »? (http://www.google.ca)

Internet et les logiciels libres remettent la notion de propriété intellectuelle en question : Internet à cause de la facilité de copier illégalement des données, et les logiciels libres en inventant une notion alternative à la fois à la propriété et au domaine public.

L'intérêt pour l'enseignement

Avec des logiciels libres, c'est l'utilisateur final qui choisit. Les écoles peuvent adapter leurs ressources informatiques à leurs besoins. Un enseignant n'est plus contraint aux logiciels que produisent les éditeurs de programmes : il a juridiquement le droit d'échanger son travail et ses logiciels avec ses collègues et ses élèves, sans que cela soit du piratage. Il n'a pas à devenir non plus un programmeur expert en lignes de code, car l'usage d'interfaces similaires à Windows ou MacOS deviennent courantes.

Conçus par des bénévoles, ils ne disposent pas de la puissance publicitaire et du soutien logistique d'une entreprise. Mais un grand nombre de personnes ont contribué à en corriger les « bugs », à les améliorer, et ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui les ont réalisés: leur qualité et leur stabilité sont généralement supérieures.

En général

La Free Software Foundation Europe (http://www.fsfeurope.org/education/argumentation.fr.html) favorise activement l'utilisation du Logiciel Libre dans les écoles et les universités. Le Logiciel Libre est pédagogiquement et technologiquement supérieur aux systèmes propriétaires. Mais le plus important est que ses principes, la liberté et la coopération, sont les mêmes que ceux de l'éducation dans un environnement démocratique.

Pourquoi préférer l'utilisation de logiciels libres en éducation?

Parce que les enseignants, qu'ils le veuillent ou non, sont prescripteurs d'achat - par l'école, par la collectivité qui finance et surtout par les parents de leurs élèves - de logiciels commerciaux en les utilisant dans un cadre scolaire, contribuant encore un peu plus à la sélection par l'argent entre les élèves. Avec les logiciels libres, ces programmes utilisés à l'école pourraient être emmenés à la maison! Les logiciels libres sont des "logiciels républicains":


Parce qu'il faut donner aux élèves de vraies connaissances en informatique - aux niveaux où cela se justifie - et non se contenter d'enseigner le mode d'emploi de logiciels "propriétaires". Pour cela, il faut que l'utilisateur ait accès au code-source sans restriction, qu'il ait le droit de le modifier, de l'adapter à ses besoins, d'améliorer ainsi les programmes qu'il utilise ou qu'il conçoit.


Parce que les logiciels libres sont particulièrement performants et sûrs dans le domaine de l'informatique communicante qui est la priorité dans les établissements scolaires pour l'accès à l'Internet, la correspondance... Ils permettent la maintenance à distance, notion indispensable au déploiement des réseaux dans les très nombreux établissements scolaires d'un pays. Ils sont insensibles aux virus courants.

Parce que l'école doit se garder de rentrer dans une logique « consumériste », au risque de ne plus se distinguer des services marchands. Face aux besoins des établissements scolaires, les moyens requis doivent rester insensibles à tout effet de mode ou à la promotion des industriels du secteur. Les logiciels libres offrent la pérennité matérielle en permettant de continuer à utiliser des matériels anciens peu coûteux, en particulier comme terminaux ou postes clients. Ils offrent également la pérennité logicielle car il n'est pas nécessaire d'acheter la dernière version d'un logiciel pour bénéficier de telle ou telle (éventuelle) amélioration. Les améliorations nécessaires peuvent être développées sans attendre le bon vouloir d'un éditeur, et être immédiatement partagées avec les utilisateurs du monde entier.

Le savoir est universel, les logiciels libres aussi.

Enfin, les moyens financiers de l'éducation sont plus limités qu'ailleurs compte tenu des effets d'échelle; il est donc plus judicieux de les consacrer à de la matière grise (aide à la conception de projets, formation personnelle et pédagogique) ou à du matériel plutôt qu'au paiement de licences.


Mémoire publié sur LinuxÉduQuébec.org : Pourquoi le logiciel libres en éducation?
Auteurs: Benoît St-André, Jean-Pierre Tremblay, Gilles Jobin, Pierre Lachance, Pierre Couillard
http://linuxeduquebec.org/article.php3?id_article=56

Légal à l'école mais ... à la maison ?

Par André Cotte avec la collaboration de Pierre Lachance, Pierre Couillard
http://carrefour-education.telequebec.qc.ca/fichiers_html/dossiers/log_legal/index.html




3. Des alternatives libres sous Windows

COLIBRIS : http://www.mille.ca/
Colibris (COntenu LIBRe pour Institutions Scolaires) est une distribution de logiciels que vous pouvez installer chez vous, sur votre ordinateur, gratuitement et en toute légalité. Les logiciels libres se trouvant sur cette distribution québécoise s'installe aisément sous Microsoft Windows.


GNUWin : http://gnuwin.epfl.ch/

GNUWin II est une compilation de logiciels libres pour Windows. On peut à partir de leur site télécharger une distribution complète facile à installer sous les différents environnements Windows.

Les logiciels contenus sur GNUWin ne sont pas des « sharewares » (partagiciels) ou des « freewares » (gratuiciels), mais bien des logiciels libres, dont le code source est ouvert, et qui sont et resteront toujours gratuits.



FramaSoft.net : http://www.framasoft.net/

Outre un annuaire conséquent de logiciels gratuits, ce site, maintenu par une équipe d'enseignants, se propose de « partir de Windows pour... découvrir le libre » (au sens propre et au sens figuré). Sur ce site, les logiciels sont regroupés par thème. Les liens sont tous faits vers les auteurs des logiciels. De plus, les enseignants sont invités à venir y partager leurs expériences pédagogiques réalisées avec les logiciels utilsés.









Des solutions implantées actuellement


Des solutions réseau...

Des terminaux X...
Un terminal X est une station de travail (dans notre cas, de type PC) qui permet de déporter l'affichage d'une ou plusieurs applications qui sont en réalité physiquement exécutées sur un serveur central. Ce serveur permet en général de supporter plusieurs terminaux X : le nombre est proportionnel à la mémoire vive, aux capacités du réseau et à la puissance machine du serveur (et non des postes clients).

Le système repose sur les caractéristiques du système de fenêtrage natif des systèmes Unix, x-window, qui permet un affichage déporté des fénêtres à n'importe quel endroit d'un réseau.

L'utilisation de terminaux X permet de minimiser le temps d'administration d'un parc de machines : tout se fait sur le serveur. La puissance d'une machine fonctionnant en mode terminal X est anecdotique : 8 mégas de mémoire vive, pas de disque dur et un processeur relativement correct (petit pentium voire 486) sont suffisants (permet donc le recyclage aisé de machines souvent dites obsolètes).

Il existe, actuellement, 2 solutions pour mettre en place des terminaux X sous Linux à l'aide de PC standard :

Utilisation du logiciel libre au quotidien
Les logiciels libres utilisés actuellement pour les projets en cours à la Beauce-Etchemin:
Lexique

GNU
Acronyme récursif the « GNU's Not Unix »; on le prononce « gnou » avec un G audible. Des variantes du système d'exploitation GNU, basées sur le noyau « Linux », sont utilisées largement à présent; bien que ces systèmes soient communément appelés par le terme « Linux », ils le seraient plus exactement par « GNU/Linux ».

GNU General Public licence (GPL)
La GPL de GNU peut être utilisée pour des données générales qui ne sont pas des logiciels, l'important étant de pouvoir identifier quelque chose d'équivalent à la notion de « code source ».

GNU Free Documentation License. (FDL)
La FDL de GNU pour les manuels scolaires et les supports éducatifs quelle que soit la matière - le terme de « documentation » désigne en fait l'équivalent des manuels et autres supports éducatifs en ce qui concerne l'utilisation d'équipements ou de logiciels.

Licence Design Science (DSL)
C'est une licence libre et c'est un « copyleft » d'auteur, pour les données générales, pas spécifiquement pour le logiciel.

Licence Art Libre (LAL)
C'est une licence libre « copyleft » d'auteur faite pour les oeuvres artistiques. Elle autorise la distribution commerciale, tout en précisant qu'une oeuvre de plus grande taille qui inclurait l'oeuvre soumise à la licence doit être elle-même libre.

Cette licence a une caractéristique malheureuse : elle cautionne lourdement l'idée que les artistes méritent des « droits » spéciaux, en utilisant le terme de « créateur » pour désigner l'artiste. Cet aspect ne l'empêche pas d'être une licence libre sur le plan légal, simplement elle fera réfléchir nombre d'entre nous qui projetteraient de l'utiliser.


Rencontre Exploratoire
Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais
15 octobre 2004